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Citation au hasard

Le jeudi 20 octobre 2005, au cours d’une séance de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Idiart nous a gratifiés d’une intervention très enrichissante (cliquez sur la citation pour accéder au compte-rendu de séance intégral) :

Monsieur le ministre, cette remarque visait à clore certain débat.
…J’en viens à l’intervention de M. Mariton. Il n’a pas pu ne pas s’apercevoir, depuis quelques jours, de l’émotion qui a saisi l’ensemble du pays, qu’il s’agisse de l’opinion publique ou des élus. La presse, quant à elle, a parfaitement compris que le Gouvernement, depuis quelque temps, s’efforce de faire porter aux collectivités locales la responsabilité de ses choix. Les décisions, c’est vous qui les prenez ! Vous avez commencé par une loi de décentralisation et vous finissez par des transferts ! Vous aviez promis un immense élan, et, aujourd’hui, pour faire quelques économies, vous demandez aux collectivités locales de prendre leurs responsabilités en faisant un effort supplémentaire. Vous vous dédouanez ! Tout parlemen-taire qui siège aussi dans une assemblée départementale sait fort bien, s’agissant notamment du transfert des personnels de l’équipement, que la réalité ne correspond pas aux espoirs. Il suffit de discuter avec eux. Alors, monsieur Mariton, un peu de modération, je vous prie ! Il est grave de prétendre, comme vous l’avez fait ce matin, que si nous nous soucions un peu trop des collectivités locales, c’est que nous mélangeons les genres et qu’il faudra alors limiter plus strictement encore le cumul des mandats locaux et nationaux. Je tiens à vous rassurer : même sans mandat local, nous continuerons de défendre ici les collectivités territoriales ! Nous le ferons d’ailleurs pour la raison que vous avez vous-même indiquée, afin de vous justifier, dans votre intervention sur l’article 1er : il nous appartient de faire un certain nombre de choix.
…Ce matin vous avez plaidé pour une bonne organisation de nos débats, et voilà que, dès l’article 1er, c’est vous qui relancez la discussion ! Je comprends bien, encore une fois, l’émotion qui vous étreint, mais, à voir la façon dont chacun réagit, il vous faut la contrôler afin que nous puissions en venir aux questions de fond. De notre côté, nous désirons disposer de toutes les informations nécessaires et nous n’hésiterons pas à les demander. Soyez également assuré que nous saurons, à chaque étape, indiquer précisément ce que nous voulons !

Si, par le plus grand des hasards, vous tombez sur quelque chose d’intelligible, sur une intervention constructive qui fasse, en quelque sorte, « avancer le schmilblic »…
vous avez le droit de rejouer ! (en actualisant la page de votre navigateur ou en cliquant sur le titre de l’article)
En effet sur les quelques 419 interventions recensées par le site de l’Assemblée Nationale entre 2004 et 2007, 90 % au moins sont sans aucun intérêt (humour à deux balles, polémiques stériles,…).

Comme disait si bien le philosophe COLUCHE (1944-1986) : « De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent. »

Pour vous en convaincre vous pouvez télécharger ici le fichier Excel qui reprend in extenso les propos du député et leur source.

idiart-graph.gifDans le graphique ci-contre (cliquez pour agrandir), une petite comparaison avec les députés des 7 autres circonscriptions de la Haute-Garonne…

Si vous cherchez la courbe de Jean Diébold (UMP), elle est bien sur le graphique, ce n’est pas un bug ! Simplement, il n’est intervenu que 4 fois en 3 ans (dont, exceptionnellement, 2 fois au cours d’une même séance…).

Soit il est d’un naturel partculièrement discret (un simple « oui » est noté dans le compte-rendu de séance), soit il est agoraphobe…

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