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Dallas

Le 30 mars 2006, le conseiller général Jean-Raymond LÉPINAY adressait à ses amis socialistes une note (confidentielle?) destinée à préparer une réunion de la section de la huitième circonscription.
Il s’agissait de trouver une solution pour relancer le Pays, en panne de Président.
En effet, on n’avait plus aperçu Jean-Louis IDIART depuis son élection à la Présidence de l’association Pays Comminges-Pyrénées et la présentation au CBE et au Conseil de Développement de l’avant projet de contrat cadre, le 12 novembre 2004 à BORDES DE RIVIERE.

Il y a urgence, …les élections législatives sont dans 1 an…

On trouvera ci-dessous quelques extraits particulièrement significatifs de ce document (téléchargeable ici – 43.4 Ko) dans lequel il propose la mise en place d’un schéma de cohérence territoriale (SCOT) Comminges.
JR : Traître?…ou lucide? A vous de juger.

L’analyse est limpide, sans concession

La mise en place de schémas (culture, infrastructures, commercial…) se poursuit en Comminges, dans des conditions où nous élus, ne sommes pas véritablement pris en compte.
Les résultats de ces démarches sont divers mais vont tous dans le même sens : faute de prendre en main nos problèmes, nous, élus, sommes désappropriés de la définition des grandes orientations pour le Comminges.
C’est ainsi que, pour exemple, faute de nous être organisés :
– Le champ libre a été laissé à État sur les orientations en matière commerciale. Le schéma de développement commercial adopté n’a donné lieu à aucune discussion entre élus du Comminges
…/….
– Pour ce qui concerné le schéma culturel, dont l’élaboration a été demandée par le Conseil Régional sans exigence de cohérence avec les autres domaines du développement du territoire. Plaqué, sans réflexion globale des élus du Comminges, il ne pouvait être qu’à côté de nos attentes.
– En matière de services publics, c’est l’Etat qui se charge de la cohérence (c’est à dire en fait du déménagement des services). la réflexion commune n’a pas été mise en chantier entre élus.
…/…

Les causes clairement énoncées

Il y a bien un double problème, technique et politique.

D’un point de vue technique, le fait de n’avoir pas mise en chantier la réflexion globale et la concertation entre élus sur l’aménagement du territoire commingeols, a deux conséquences
…/…
Sur ce point, si le CBE a -très partiellement – réussi à associer les partenaires sociaux et le milieu associatif, il me parait avoir échoué avec les élus. Au bout du compte, les travaux réalisés (charte et contrat de Pays du Comminges) ne sont pas véritablement articulés aux réalités et au devenir du Comminges.


Cotelle_inaug par psaurignac
NDLR: on notera que le
CBE (Comité de Bassin d’Emploi)

est présidé par Paule VILLETTE, soutien actif de Jean-Louis IDIART et de Ségolène ROYAL
et qu’il est dirigé par Jean-Pierre NEUMAN (itou)

Paule Villette lors de « l’inauguration » du local de campagne des législatives 2007.

Jean Raymond Lépinay poursuit son analyse et révèle ses véritables inquiétudes

D’un point de vue politique
Sur le fond, le fait de laisser les dynamiques d’Etat et/Ou les dynamiques technocratiques supplanter les élus dans la définition du devenir du Comminges n’est pas bien en accord avec nos idées.
Les choix d’aménagement du territoire qu’on laisse faire, faute de s’organiser pour s’exprimer, ne sont pas les nôtres.

Face aux prochaines échéances, notre défaillance sur le Pays de Comminges est tellement évidente qu’on va prendre des coups sur ce terrain, pas faciles à parer.

Le Comité de Bassin d’emploi du Comminges est « collé » à nous, dans une grande confusion Pays-CBE. En réalité il respecte peu les élus, considérés comme « des acteurs du territoire » parmi d’autres, conception qui pose, pour nous socialistes, un problème politique de fond sur le rôle des élus. Cependant, bien que payant et ne décidant rien de ce qu’il fait ou ne fait pas, nous portons collectivement la responsabilité politique du CBE.
Que faire? Quelques observations pour ouvrir notre débat:

La conclusion est sans appel

Remettre en chantier ce qu’on avait dit qu’on ferait et qu’on n’a pas fait : relance du Pays sans nouveauté ? Ce serait pointer du doigt nos propres défaillances : « pourquoi ne l’avez vous pas fait plus tôt ? »

La solution est évidente: il faut lancer un nouveau chantier, une sorte de SYGES bis en quelque sorte…

C’est pourquoi une entrée « SCOT' » peut-être la solution. Elle reprend en fait le trajet suspendu et correspond au nouveau cadre pour structurer la réflexion du Comminges mais son aspect nouveau en Comminges. (et cependant indispensable) donnera peu de prise à nos adversaires politiques.

Au passage il rappelle l’état du Pays: moribond

Le Pays de Comminges pourrait être ranimé à cette occasion. Les réunions, obligatoires dans la procédure, pourraient remettre les élus dans leur entière fonction, sans pour autant abandonner la concertation avec le Conseil de développement.

L’intérêt sera considérable, pour le Comminges…ou plutôt…

Bien préparées entre nous, elles s’articuleraient bien à la préparation de la législative.
Le Conseil Général mettrait à disposition, avec l’ATD, un appui technique aux communautés de communes pour accompagner techniquement la démarche.
Quant au CBE, ne faut-il pas passer l’échéance législative avant de lui faire faire ce qui aurait du être fait depuis longtemps : Abandonner sa logique institutionnelle pour se mettre « au service », c’est à dire aller proposer, expliquer et rendre compte dans les Conseils Communautaires ? Ceci après discussion entre socialistes, bien sur.
Nos camarades de la 8° du Pays du sud Toulousain, qui ont enclenché la conception du SCOT (schéma de cohérence territoriale) et participent à « l’interscot », peuvent nous faire partager leur expérience.
Voici quelques éléments apportés à notre débat

Jean-Raymond LEPINAY

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