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En réponse à un tract humoristique signé le 18 septembre 2015 par le président de la Communauté de communes et ses soutiens, distribué dans toutes les boîtes aux lettres, 15 élus viennent de diffuser leur version de la Vérité, plus proche sans doute de celle que retiendra l’Histoire.
Nous aurons l’occasion plus tard d’analyser la prose de Jean-Luc GUILHOT…
Pour ceux qui ne l’auraient pas eu, ci-dessous, le texte signé par les conseillers communautaires « frondeurs » avec quelques liens hypertextes qui permettront aux plus courageux de se faire une opinion.

Terres d’Aurignac : l’espoir ?…

En début d’année, 11 maires parmi les 19 élus de notre territoire, soutenus par une grande partie des conseillers municipaux, se sont alarmés de la situation désastreuse de la Communauté de Communes

En effet, aux 512 000 € de déficit « officiel » au 31/12/20141, il fallait rajouter un prêt relais de 1 000 000 € non remboursé et un découvert de 550 000 €,   « oubliés » dans le compte administratif.

Le déficit réel était donc en fait supérieur à 2 000 000 € fin 2014 !2

Les « détails » oubliés engendrent des intérêts débiteurs de près de 19 000 € par mois.
Malgré cela, le projet de budget 2015 présentait un déficit de « seulement »     665 887 €… auquel il faut d’ailleurs ajouter la réalisation d’un nouveau prêt relais de 800 000 € pour la maison médicale.

Ces chiffres ont suffi à susciter l’intérêt et l’intervention du Préfet et de la Chambre régionale des comptes (CRC).

Alarmés par ces constatations, nous avons décidé de rejeter les comptes 2014 et le budget 2015 afin de provoquer une prise de conscience générale des dysfonctionnements de la Communauté de Communes.
Nous réclamons aussi le résultat de l’audit des comptes réalisé par l’Agence Technique Départementale (ATD) que le président nous promettait avant le budget et que nous n’avons toujours pas aujourd’hui !

Alors que certains élus ont tiré le signal d’alarme dès 2008, et qu’en  2014 un grand nombre de conseillers a exprimé ses doutes, le président n’a pas su proposer les mesures pour redresser la CCTA.

Aujourd’hui, le conseil communautaire n’est plus convoqué. Aucune délibération n’est prise. Les problèmes financiers demeurent malgré l’augmentation des impôts. La situation est désastreuse.
En tant qu’élus responsables et gestionnaires de nos propres Communes, nous sommes aussi attachés à la Communauté de Communes. Nous n’avons pas vocation à bloquer son fonctionnement et nous voulons que l’ensemble de ses membres puisse se remettre au travail.
Depuis de longues semaines, nous avons entrepris des démarches pour aboutir à un consensus avec l’ensemble des conseillers communautaires. Bien que majoritaires, il ne s’agit pas pour nous de s’imposer, mais de contribuer à la mise en place d’un nouveau fonctionnement efficace s’appuyant sur un maximum de compétences (CRC, ATD, Trésorerie,…)
Nous devons rapidement avancer pour restaurer un climat de confiance, redresser les finances et nous préparer à la fusion des communautés de communes.
Ces changements sont indispensables pour le territoire et ne peuvent être envisagés sans un lien fort avec les citoyens et un soutien aux associations.
N’hésitez pas à venir nous rencontrer dans les mairies.

Ce document est signé par 15 de vos représentants au conseil communautaire :
Michel Fitte, maire d’Aulon et Roger Fauré, adjoint – Hervé Cheylat, maire de Bachas – Patrick Boube, maire de Boussan — Jean-Claude Lasserre, maire de Benque — Gérard Loiseau, maire de Cassagnabère et Jérôme Butti, adjoint – Josiane Tesser, maire de Cazeneuve-Montaut – Monique Rey, maire d’Eoux – André Massarin, maire d’Esparron – Danielle Ader, maire de St Elix-Séglan – Jean de Galard, maire de Saint-André — Thomas Faure, maire de Terrebasse — Nicole Samouillan et Jean-Marc Viguié, conseillers municipaux d’Aurignac.

  1. Pour être tout à fait honnête, compte tenu des restes à réaliser évalués par la CCTA (+277 980 €), le déficit au 31/12 était supposé être en fait de -234 520,52 € « seulement » []
  2. Pour la raison évoquée dans la note précédente, le déficit réel pouvait être estimé en réalité à environ 1,8 M€, la CRC ayant validé le solde des restes à réaliser au 31/12 à +248 235 € et non à +277 9801 € []

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