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Vivien RIOUT, conseiller municipal d’Alan, dans un commentaire sur l’article intitulé « musée : lettre à Carole DELGA » juge intéressante ma proposition d’impliquer Département et Région dans le financement du fonctionnement du musée tout en soulignant:

cela dit on ne peut juger la rentabilité de l’établissement sur les premiers mois d’ouverture qui étaient en basse saison.

Durant les cinq mois et demi auxquels vous faites référence, le village gaulois, premier musée du sud de la Haute-Garonne en nombre de visiteurs (40 000/an), était fermé aux visiteurs individuels.

Outre le fait que le concept ludique du village gaulois de Saint Julien1 est pour le moins différent de celui, très scolaire, du musée d’AURIGNAC, on peut, tout en admettant qu’il soit difficile de juger l’avenir du musée sur ses quelques premiers mois de fonctionnement, faire ces

quelques constatations simples :

Les musées de préhistoire (ou d’archéologie) « communaux » en Midi-Pyrénées attirent moins de 10 000 visiteurs par an. (voir ICI les chiffres de fréquentation officielle 2008 – 2012 ou télécharger le tableau ICI).

Ainsi, le MAS D’AZIL, en situation géographique comparable à la nôtre,
La grotte du Mas-d'Azil comptabilise à peinegrotte-aurignac
8002 visiteurs en 2012 (musée et grotte).

Mais le site et sa mise en scène sont-ils comparables à AURIGNAC ?

Autres exemples de musées (archéologiques) de village dont la fréquentation (en 2012) est somme toute très peu élevée : EAUZE (6 466 visiteurs), LECTOURE (2 551 visiteurs), MARTRES-TOLOSANE (5 221 visiteurs).

MontsegurLe musée archéologique de Monségur tire un peu mieux son épingle du jeu, certes, avec 24 565 visiteurs.

Mais quel environnement !

Peut-on rivaliser?

Pour atteindre une fréquentation respectable,

Saint-Bertrandil faut le soutien d’un département, comme c’est le cas pour le musée archéologique départemental de Saint Bertrand de Comminges (37 697 entrées)…

PechMerleHorses

 

…Ou un site vraiment exceptionnel comme celui du musée de Préhistoire du Pech Merle à CABRERETS (76 600 entrées).

bison.la.madeleine

L’idéal étant bien entendu d’allier site exceptionnel et financement de l’État comme au musée national de Préhistoire des EYZIES qui a attiré ainsi en 2012 près de 90 000 visiteurs.

 

tarascon-prehistoire
Mais si l’on veut vraiment créer un pôle économique, on peut aussi prendre exemple sur le parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège

Mais là, c’est une autre histoire…

Et encore rêver…

  1. qui n’est pas à ma connaissance qualifié de musée par la DRAC []

7 réponses à “Musée : restons modestes”

  1. le 23 Avr 2015 à 11:45 marrequeste

    Christian MARREQUESTE, citoyen d’ALAN, déplore que notre village historique ne soit pas mis en valeur ; cela donnerait plus d’attractivité au musée forum et développerait le tourisme ; il n’y a pas une vision globale pour dynamiser le Comminges, chacun agissant en faisant son numéro ; la population, jamais associée aux projets, est quand même sollicitée pour participer aux financements…

  2. le 23 Avr 2015 à 13:17 Michel Cabé

    Mon cher Christian,

    De quoi vous plaignez-vous?

    Vous avez la chance d’habiter l’un des rares villages de 300 habitants, voire le seul en France, dans lequel la mairie est ouverte quasiment tous les jours.

    On ne peut pas en même temps payer une secrétaire à temps plein (ainsi qu’un sonneur de cloches et un garde forestier (du moins si j’en crois le compte administratif), et entretenir les monuments.

    Il faut choisir…

    Heureuse secrétaire qui doit chérir un maire aussi généreux !

  3. le 29 Avr 2015 à 12:20 emile

    En réponse à Christian j’ajoute que la débâcle peut venir de nos élus, ils sont responsables, car ils ne s’investissent pas assez pour rendre leur village d’Alan à la hauteur de ce qu’il mérite. Alan a des atouts, il devrait être un village phare du Comminges et de plus il est situé à proximité de l’A64.

  4. le 02 Mai 2015 à 18:48 Alix

    Merci de votre étude de marché sur les musées. La fréquentation est en effet un élément prépondérant de la réussite d’un musée. Pour compléter votre comparaison de fréquentations des lieux de Préhistoire, voici des chiffres récents sur les deux dernières années 2013 et 2014. Vous en trouverez quelques-uns sur le site de la région Midi-Pyrénées : http://pro.tourisme-midi-pyrenees.com/accueil/observatoire/faits-et-chiffres/series-statistiques/memento-du-tourisme-donnees-sectorielles#tourisme_culturel

    Si le musée d’Aurignac a attiré 2 134 visiteurs sur ses 6 premiers mois d’ouverture :
    – le Mas d’Azil a reçu plus de 41 680 visiteurs après sa réouverture entre avril et décembre 2013,
    – le parc Xploria de 3 hectares créé en juin 2013 par l’ancien animateur de la Préhistoire à Aurignac à l’Archéo-labo, Florent Rivère, a attiré près de 15 000 visiteurs sur sa première année d’ouverture avec seulement deux responsables,
    – la grotte de Niaux en Ariège a accueilli 30 780 visiteurs en 2014 pour une recette de 290 587 euros,
    – le parc de la Préhistoire à Tarascon-sur-Ariège a reçu 53 604 visiteurs en 2014, en hausse de 26 % par rapport à 2013,
    – le musée 100 % aurignacien, Archäopark Vogelherd en Allemagne, qui a coûté le même prix que celui d’Aurignac, a attiré 50 000 visiteurs pour ses 14 premiers mois, entre mai 2013 et juin 2014,
    – enfin, à titre symbolique et parce que le Musée-Forum de l’Aurignacien est aussi un musée d’art avec la naissance de l’art , le musée Soulages à Rodez, l’autre nouveau musée en Midi-Pyrénées en 2014, a attiré 200 000 visiteurs pour ses 7 premiers mois d’ouverture.

    Au regard de ces exemples, une fréquentation de 15 000 visiteurs en 2015 pour le Musée-Forum de l’Aurignacien semble un objectif accessible pour un nouveau musée de cet ordre, « Musée de France » en prime. La Préhistoire attire, comme en Ariège où le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège, la grotte de Niaux et le Mas d’Azil ont ainsi accueilli 118 000 visiteurs payants en 2014, soit un chiffre d’affaires en hausse de 17 %.

    Un autre indice significatif dans l’analyse marketing est le ratio des recettes par rapport au coût de fonctionnement. Ce ratio est, par exemple, de 43 % pour les musées nationaux, de 49 % au musée de l’Air et de l’Espace, de 54 % au musée de la Marine et de 77 % au musée de l’Armée. Pour les musées régionaux et communaux, il est très variable et dépend du dynamisme de la structure.

    Par exemple, le musée du Patrimoine de Hières-sur-Amby, en Isère, a un ratio recettes/dépenses de 89 %. Comment expliquer un tel résultat ? Située dans la campagne nord-iséroise, à une heure de Lyon et Grenoble, la commune de 1 500 habitants n’est pas un haut lieu touristique. Ce musée retrace la vie d’antan en Nord-Isère, de la Préhistoire au début du Moyen Âge. C’est un musée communal classique, classé « musée de France » comme le musée d’Aurignac. Rénové et agrandi en 2010, ce musée de 200 m2 est dirigé par une équipe dynamique, agréée Education Nationale et Structure d’Education à l’Environnement et composée de cinq personnes à plein temps dont des animateurs culturels et naturalistes. Pour autant, le musée est à l’équilibre. Il a accueilli 8 500 visiteurs en 2013, ce qui a généré une billetterie de 42 500 euros (prix moyen du ticket : 5 €). Le coût de fonctionnement annuel, ressources humaines comprises, est de 180 000 €. Le musée ne reçoit que 20 000 € de subvention de la mairie, le reste étant financé par les prestations et autres activités de l’équipe. La structure travaille avec un conservateur qu’elle partage avec d’autres lieux culturels. « Nous mettons notre expertise au service d’autres communes. Nous ne restons pas cloitrés dans notre musée et organisons des visites animées ou des ateliers dans d’autres lieux culturels de la région. Ce genre d’activités est facturé, ce qui nous permet de financer le fonctionnement du musée » (article « Petits musées de campagne : ce qu’ils coûtent et rapportent », http://8e-etage.fr/2014/03/03/petits-musees-de-campagne-ce-quils-coutent-rapportent/)

    Pour 2015, selon les prévisions du Musée-Forum de l’Aurignacien (59 000 euros de charges d’exploitation pour 241 000 euros de dépenses avec 15 000 visiteurs, comme le rapporte La Gazette du Comminges n°384 du 22 avril 2015), le ratio serait de 24,5 %…
    Sur les 6 premiers mois d’exploitation (9 358 euros de recettes) d’une année d’ouverture, le ratio est pour l’instant de 7,77 %… L’effet « basse-saison », qui peut être avancé comme explication, devait être compensé par 4 effets : l’effet d’ouverture, non négligeable en principe (voir les exemples ci-dessus), l’effet « Grotte Chauvet » avec la médiatisation de l’ouverture de la réplique de ce joyau de l’époque aurignacienne, le partenariat avec le Muséum de Toulouse et l’effet d’opportunité saisonnière quand les sites de loisirs voisins sont fermés, comme le Village gaulois, ou trop chers, comme les stations de ski.

  5. le 02 Mai 2015 à 20:04 Michel Cabé

    Merci pour toutes ces précisions et notamment pour les mises à jour statistiques qui m’avaient échappé. Pourriez-vous d’ailleurs à ce sujet nous indiquer quelles sont vos sources pour les statistiques 2014 ?
    En ce qui concerne la fréquentation du musée du MAS D’AZIL, je constate en suivant votre lien qu’elle passe de 8002 visiteurs en 2012 comme je l’indiquais à 14 675 en 2013, ce qui est particulièrement encourageant puisque je continue à penser que nous sommes dans une situation géographique comparable et que nous pouvons espérer une fréquentation semblable (même si, bien sûr, nos « abris » n’ont sans doute pas le même attrait touristique).
    Il ne faut toutefois pas faire l’amalgame entre le musée et la grotte (je vous cite : « le Mas d’Azil a reçu plus de 41 680 visiteurs après sa réouverture entre avril et décembre 2013 »). Il s’agit bien là en effet des visiteurs de la grotte
    En dehors de ce détail, je pense comme vous qu’un objectif de fréquentation de 15 000 personnes est réaliste… à condition que le musée soit ouvert.
    Nous sommes en effet nombreux à passer devant un parking désespérément vide et entendons les riverains nous rapporter qu’ils voient régulièrement des touristes égarés frapper au carreau et passer leur chemin devant la porte close.
    Quant au budget prévisionnel du musée pour 2015, je ne sais d’où la Gazette du Comminges tient ses sources, je constate simplement qu’aujourd’hui 2 mai 2015 le budget primitif de la Communauté de Communes, qui, jusqu’à preuve du contraire va assurer la gestion du musée (au moins indirectement) n’a toujours pas été voté… Alors que la date limite était le 15 avril.
    Et je ne parle pas de la sincérité des prévisions qui sont présentées chaque année au vote du conseil communautaire… J’aurai l’occasion d’y revenir.
    Dernière précision, l’article de la Gazette avance 59 000 € de « recettes » d’exploitation et non de « charges » comme vous l’indiquez.
    À bientôt.

  6. le 03 Mai 2015 à 10:45 Alix

    Merci de votre réponse. Vous avez raison de mentionner le musée du Mas d’Azil parallèlement à la grotte du Mas d’Azil dotée depuis mai 2013 d’un Centre d’interprétation de 300 m2, qui a boosté les visites de la grotte, mais aussi celles de ce musée situé dans le village.

    Voici les sources pour les chiffres de fréquentation de l’année 2014, qui sont toutes publiques, donc consultables par tout le monde. Ces données confirment l’intérêt croissant de la population pour la Préhistoire et les musées en Midi-Pyrénées :
    – Grotte de Niaux en Ariège : 30 780 visiteurs en 2014 (source : http://www.ariegenews.com/news-85551.html).
    – Parc de la Préhistoire à Tarascon-sur-Ariège : 53 604 visiteurs en 2014, en hausse de 26 % par rapport à 2013 (source : http://www.ariegenews.com/news-85551.html).
    – Archäopark Vogelherd en Allemagne : 50 000 visiteurs pour ses 14 premiers mois et demi de mai 2013 à juillet 2014 (source : http://www.swp.de/heidenheim/lokales/kreisheidenheim/Archaeopark-Der-50-000ste-Besucher-war-da;art1168195,2719456) alors que le musée tablait sur 30 000 visiteurs par an (source http://www.gea.de/nachrichten/kultur/erlebbare+urzeitgeschichte+archaeopark+vogelherd+eroeffnet+im+mai+.3135816.htm). Archäopark Vogelherd est un cas très intéressant car c’est un exemple similaire au musée d’Aurignac : même coût de construction, même période préhistorique de l’Aurignacien, même type d’architecture semi-enterrée dans un vallon de verdure, même région d’abris et non de grottes ornées et même situation géographique à 95 km de la première grande métropole, Stuttgart.
    – Parc Xploria : 15 000 visiteurs de son lancement en juin 2013 à septembre 2014 dont 10 000 de juin 2013 à juillet 2014 (source : http://www.ladepeche.fr/article/2014/08/06/1930217-xploria-a-passe-le-cap-du-10-000e-visiteur.html)
    – Grotte et centre d’interprétation du Mas d’Azil : 41 680 visiteurs d’avril à décembre 2013 (source : http://pro.tourisme-midi-pyrenees.com), chiffre à trouver pour 2014, probablement dans des proportions plus grandes.
    – Musée du Mas d’Azil : 14 675 en 2013 (source : http://pro.tourisme-midi-pyrenees.com), chiffre à trouver pour 2014.
    et, en bonus :
    – Muséum de Toulouse : 295 000 visiteurs en 2014, 21 % de plus qu’en 2013 (source : http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/28/2037870-1865-2015-le-museum-a-150-ans.html)
    – Musée Soulages à Rodez : 200 000 visiteurs pour ses 7 premiers mois de juin à décembre 2014 (source : http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/01/2021600-200-000e-visiteur-au-musee-soulages.html).

    Effectivement pour le budget prévisionnel du musée d’Aurignac en 2015, les 59 000 euros sont les recettes attendues. La Gazette du Comminges avance la somme de 241 000 euros de charges d’exploitation, alors que la CCTA parle de 300 000 € (conseil communautaire de la CCTA du 17 décembre 2014), comme vous le mentionnez dans votre premier article sur le musée. Si cette dotation concerne uniquement l’année 2015, cela dégraderait le ratio recettes/dépenses du musée de 24,5 % à 19,7 %…

    Les horaires sont en effet une composante importante (parmi bien d’autres…) de toute stratégie marketing d’un musée. Lors du conseil communautaire de la CCTA du 13 décembre 2012, son président, Jean-Luc Guilhot, parlait de la capacité d’accueil journalière du musée en disant qu’il tablait « sur une fréquentation équivalente à un bus par jour, sachant que le musée sera ouvert 365 jours par an »…
    Qu’en est-il aujourd’hui ? Sur les 365 jours de l’année, il y a :
    – 94 jours « pleins » à 7 heures d’ouverture par jour (6 jours par semaine de 10 h à 17 h en juillet-août et pendant les vacances scolaires de la zone A, soit 26 % des 365 jours de l’année),
    – 139 jours à 3 heures d’ouverture par jour (3 jours par semaine de 14 h à 17 h du 15 janvier à mars et de septembre à novembre, soit 38 % des 365 jours de l’année)
    – et 132 jours fermés (soit 36 % des 365 jours de l’année).
    En taux horaire annualisé, le musée est ouvert 1075 heures par an.

    A titre de comparaison, le musée de Préhistoire de Solutré (site éponyme – Solutréen – et “Musée de France” comme Aurignac, avec 2 personnes employées) est ouvert 2 733 heures par an, soit 2,5 plus que le Musée-Forum de l’Aurignacien… Il est ouvert tous les jours d’avril à septembre de 10 h à 18 h et d’octobre à mars de 10 h à 17 h (fermeture les 1er janvier, 1er mai, 24, 25 et 31 décembre). Superbement rénové au premier semestre 2014, il a rouvert en juillet 2014 avec une fréquentation espérée double de celle escomptée pour le musée d’Aurignac (source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/07/07/saone-et-loire-reouverture-du-musee-de-prehistoire-de-solutre-512945.html). L’objectif des 30 000 visiteurs par an au musée de Solutré sera certainement dépassé pour sa première année de réouverture, car il reçoit jusqu’à 180 visiteurs par jour et a actuellement une exposition temporaire sur la Préhistoire, contrairement au Musée-Forum de l’Aurignacien.

    Bref, si l’on prend cette base d’horaires d’ouverture du musée de Solutré, qui correspond en plus à l’objectif du président de la CCTA annoncé en décembre 2012, le Musée-Forum de l’Aurignacien n’est actuellement ouvert que 39 % de l’année… Il est donc fermé plus de la moitié de l’année. Ceci explique donc les scènes de touristes égarés que vous rapportez. Par exemple, pourquoi le musée d’Aurignac n’est-il ouvert aux beaux jours printaniers que 3 heures par jour les samedi et dimanche de mai et de juin ? L’extension des horaires du Musée-Forum de l’Aurignacien serait effectivement un des leviers d’ajustement de la situation actuelle.

  7. le 21 Mai 2015 à 17:14 Vivien Riout

    Les grottes de Niaux, le parc de la préhistoire de Tarascon, la grotte du Mas d’Azil sont classés « Grands sites Midi-Pyrénées », et bénéficient d’un effort de communication hors norme: campagne publicitaire télévisée, affiches, encarts dans la presse…
    La fréquentation des musées de ces sites est évidemment boostée par les grottes qui sont de véritables locomotives pour ces villes touristiques.
    La fréquentation élevée du très beau parc Xploria est évidemment redevable à la notoriété de la grotte du Mas d’Azil.
    Si notre territoire autour d’Aurignac recèle des merveilles souterraines: la deuxième plus grande villa du monde romain à Martre Tolosane (Chiragan), les grottes des vallées de la Save et de la Seyguade, en surface notre patrimoine est moins impressionnant. Attention je n’ai pas dit sans intérêt (j’adore le château de St Marcet).
    On se trouve dans une zone blanche de grands sites Midi-Pyrénées, le premier, St Bertrand de Comminges est à trois quarts d’heure.

    L’agglomération lyonnaise compte deux millions d’habitants ( plus de deux fois l’agglo toulousaine), il n’y a que deux musées de préhistoire à moins d’une et quart: Solutrée et les grottes de Cerdon (rectifiez si je me trompe, mais je n’en ai pas trouvé d’autres).
    Le touriste qui veut voir du paléolithique n’a pas trop le choix.

    Voici une liste non exhaustive de sites préhistoriques à moins d’une heure et quart de Toulouse:

    -Alliat:1h12 grotte ornée
    -Mas d’Azil: 1h09 grotte ornée,musée, parc Xploria
    -Niaux: 1h10 grotte ornée
    -Tarascon: 1h06 parc de la préhistoire
    -Bédeilhac1h06 grotte ornée
    -Gargas: 1h16 grotte ornée

    La concurrence est rude pour les sites autour de l’agglomération toulousaine: plus de 150 000visiteurs par an, cumulés sur ces sites majeurs.

    Donc le musée du Solutréen fait 30 000 visiteurs /an avec un bassin de population deux fois comme le nôtre et une très faible concurrence, je ne vois aucune comparaison possible avec Aurignac.

    15 000 visiteurs pour l’année d’ouverture du musée d’Aurignac n’est pas un objectif évident comme vous essayez de le démonter. Néanmoins il doit être atteignable dans les années à venir à force de travail.

    L’appropriation du musée par les élus locaux me semble être une condition nécessaire à sa réussite. Tous ne l’ont pas voulu, entièrement ou sous cette forme là; certains nouveaux élus qui n’ont pas participé aux débats héritent de sa présence.
    Quel qu’ait été votre point de vue, ce musée vous le financez par vos impôts, alors si ça vous enragez de payer pour ce projet, ne vous affublez pas d’une double peine, faites en sorte que ce ne soit pas en vain, faites-en la promotion, emmenez-y vos petits enfants collez un flyer sur votre voiture, soyez fiers de ce musée.

    Aux courageux détracteurs anonymes de forums (je ne parle pas d’ici): par pitié laissez au panier les commentaires acerbes sur la nouvelle équipe du musée qui n’est pour rien dans la mise à l’écart de Nathalie Rouquerol qui il faut le redire est une grande archéologue qui a fait beaucoup pour ce projet et fait encore( si je ne m’abuse) un travail remarquable de collecte d’information sur son site « Aurignac Europe » que je fréquente régulièrement pour la qualité des articles présentés.

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